SUD-SOUDAN

Abyei : combats contre Khartoum

Le CPA, accord de paix de 2005, ne dit, ni où allaient ses revenus pétroliers, ni le territoire qu’il recouvre, ni qui était résident à Abyei. Il se contentait de définir des méthodes. Après que le rapport ABC fut rejeté par Béchir, En 2008, la dispute fur remise à la Cour d’Arbitrage de La Haye qui réduisit la part des Dinka Ngok, habitant la zone de façon permanente, Les deux parties acceptèrent cette décision que Khartoum refuse maintenant.

La région d’Abyei reste une zone hypersensible où le moindre incident pourrait embraser la région. Il y a eu au moins 150 morts et quatre villages ont été rasés depuis la fin février lors de combats entre nomades Misseriya soutenus par Khartoum et tribus locales Ngok Dinka favorables à l’ALPS et souhaitant un rattachement d’Abyei au Sud. Ces derniers regrettent que le référendum qui était prévu par l’Accord de Paix le 9 janvier n’ait pu se tenir en raison de l’intransigeance de Khartoum qui exige la participation au vote des pasteurs nomades Misseriya qui viennent quelques mois par an seulement faire paître leurs troupeaux autour d’Abyei. Des images satellites montrent le positionnement des forces soudanaises (gouvernementales) armées (FAS) enterrées sur une ligne de front tandis que les unités de l’ALPS seraient retranchées à 20 km au sud. Selon l’ONG Enough Project, les FAS auraient construit une base opérationnelle à Bongo à 15 km du village détruit de Maker Abior. Des experts interprètent cette activité militaire accrue comme un prologue à un conflit bien pire et plus vaste. Les sudistes accusent Khartoum d’armer les Misseryia et d’envoyer les Forces de défense populaire, milices à la solde du Nord, piller et incendier les villages.

Pourtant, à la suite des tueries de janvier dans la région d’Abyei, un accord signé à Kadugli le 17 janvier demandait le retrait de toutes les forces de la région d’Abyei sauf des unités jointes spéciales et des soldats de l’UNMIS. Éric Reeves prétend que Khartoum se prépare à s’emparer d’Abyei lors d’une action militaire fulgurante qui, selon lui, serait imminente. (Reuters, 11/3/11). Les combats qui se sont déroulés à Abyei ont fait fuir dans la panique au moins 45.000 personnes qui se sont réfugiées au Sud. Celles-ci se retrouvent sans nourriture ni eau et construisent des abris avec des herbes arrachées à la brousse et avec leurs vêtements pour se protéger du froid.

Pourtant, le référendum de janvier s’était déroulé sans incidents et al Bechir a accepté les résultats mais la tension reste vive tant que les points mentionnés ci-dessus ne seront pas réglés. Notamment, le statut d’Abyei reste le point le plus litigieux. Le Nord voudrait imposer ses conditions avant la déclaration d’indépendance en juillet.

Combats entre Sudistes

Les NU craignent une action militaire de l’ALPS contre les milices armées dans le sud de l’État de Jonglei. Dans les Etats de Jonglei et du Nil Supérieur, les combats entre ALPS et les milices de George Athor - à la solde de Khartoum - ont fait des centaines de morts. Le 14 mars, le MLPS a révélé à Juba l’existence d’un document en arabe prouvant que Khartoum voulait renverser le GOSS, information aussitôt démentie par le PCN. Ce document proviendrait du Ministère de la défense à Khartoum. Une note datant de septembre 2010 révélait en outre que le Nord armait et entraînait les forces fidèles au MLPS-Changement démocratique de l’ancien Ministre des affaires étrangères Lam Akol qui avait quitté le MLPS en 2009. Ses forces se trouvent dans les Etats du Nil Bleu et de l’Unité. Pour le MLPS, c’est une preuve supplémentaire que Khartoum cherche à déstabiliser le Sud. Un document du 14/11/2009 a également dévoilé que les personnalités sudistes avaient été placées sur écoute.

Les services de sécurité du Bahr al Ghazal ont arrêtés six gardes du corps de Peter Gadet qui s’apprêtaient à prendre un vol à Wau pour rejoindre leur chef à Khartoum. Peter Gadet vient de quitter l’ALPS pour rejoindre George Athor basé à Khartoum. Ce dernier s’est distingué par les massacres perpétrés par ses milices après les élections d’avril 2010 puis à la suite du référendum de janvier dernier alors qu’il avait rejoint l’ALPS après l’amnistie déclarée par Kiir en octobre 2010. Gadet, célèbre pour ses nombreuses mutineries et trahisons à l’égard du Sud pendant la guerre, vient rejoindre les milices sudistes passées à Khartoum trois mois avant l’indépendance officielle du Sud. Chargé en 2005 par l’ALPS de la sécurité dans la zone d’Abyei, il avait dû gérer les conflits d’Abyei en 2008 et les graves troubles contre les forces loyales à Gabriel Tanginye en 2009 à Malakal (ST, 8/4/11).

Fin mars, de graves troubles ont éclaté à Boma, à l’extrême sud-est de l’État de Jonglei entre les Murle soutenus par l’ALPS et des éléments de la tribu Jiye. Les tensions y sont permanentes pour des vols de bétail entre tribus Toposa, Murle et Jiye. Cette fois-ci, les Murle se sont associés à l’ALPS pour mener une répression féroce contre le village Jiye de Naoyapuru. Les femmes et les enfants auraient été enfermés dans leurs cases qui ont été incendiées. On ne connaît pas le nombre de victimes, les survivants se cachent dans la brousse sans eau ni nourriture. Ils n’osent approcher l’unique centre de soins de l’ONG Merlin à Boma protégé par l’ALPS. Ce témoignage provient d’un témoin oculaire (J. Ashworth, 4/4/11).

Pourparlers avec le Nord

Le Sud a immédiatement interrompu ses négociations avec al Beshir et son gouvernement. Pourtant, ces discussions sont décisives pour assurer la paix puisqu’elles portent sur des points essentiels : le tracé de la frontière entre Nord et Sud, le statut d’Abyei, le partage des revenus pétroliers, les problèmes de sécurité et la citoyenneté des Sudistes vivant au Nord. La reprise ou la poursuite des pourparlers est essentielle et urgente.

Comme prévu, tous les problèmes non réglés avant le référendum sont la cause des fortes tensions qui secouent le Sud et peuvent l’embraser à tout moment. Cependant, aucun des frères ennemis ne veut reprendre les armes. Ils se contentent comme toujours d’accusations excessives et de piteuses dénégations. De violents combats ont opposé l’ALPS aux milices de George Athor à Malakal le 12 mars au petit matin alors que Oliny, l’un de ses commandants était entré en ville avec ses troupes. Celui-ci s’était déjà battu contre l’ALPS dans les villages Shilluk hors de Malakal. Le nombre de morts et de blessés reste inconnu.

Notre conclusion

La violence fait tristement partie de la culture sudiste après un demi-siècle de guerre civile. Si le référendum s’est déroulé sereinement, les violences n’ont cessé de se multiplier dans le Sud depuis le 9 janvier avec des centaines de morts, des milliers de déplacés, des factions rebelles armées par Khartoum semant la terreur, de multiples rumeurs de complot contre le GOSS, des mesures d’intimidation contre la presse, des menaces d’assassinat des responsables politiques, des armes en libre circulation malgré les mesures d’interdiction prônées par le GOSS et une ignorance du dialogue démocratique à tous les niveaux. Ceci inaugure mal de l’avenir vers un pays libre, indépendant et démocratique. Jusqu’à présent, il a été facile de rejeter systématiquement la responsabilité des violences sur l’ennemi du Nord sans jamais se remettre en question. Au lieu de cela, les Sudistes s’accusent mutuellement des violences commises et multiplient menaces et rumeurs de complot. Il est urgent qu’ils mesurent leur part de responsabilité individuelle et collective dans cette aventure désormais commune. Jadis, la lutte armée était menée contre un ennemi commun au nom de la libération du peuple sud soudanais. Aujourd’hui les milices armées sont dirigées par des egos perturbés en quête de pouvoir - sans doute manipulés par Khartoum – au risque de torpiller l’avenir de leur pays. Il en a toujours été ainsi : le Sud se compose de 60 groupes ethniques et linguistiques différents souvent divisés par des décennies de lutte contre le Nord, lequel n’a cessé d’exploiter les rivalités ethniques en soutenant des milices locales qui se désolidarisaient de la direction sudiste centrale. George Athor en est un exemple récent malgré ses déclarations en faveur de la « réussite d’un état démocratique du Sud Soudan ». Joseph Lagu qui avait signé le traité d’Addis Abeba en 1972, implore les rebelles de revoir leur position et leur conseille de se présenter aux prochaines élections s’ils souhaitent participer à la construction du pays et prendre le pouvoir. Les temps ont changé, la construction du Sud ne passera pas par les armes mais par les urnes. Après tout, c’est l’histoire de leur lutte commune pour la liberté, une histoire d’opposition commune au Nord qui unit toutes ces ethnies.

Tensions constitutionnelles

Mohamed Ibrahim Al-Bashir, président de l’Assemblée nationale, a déclaré que les députés sudistes n’ont pas le droit de siéger au parlement de Khartoum lors de la nouvelle session parlementaire qui s’ouvre en avril en vertu de l’article 118 de la Constitution, - qui s’opposerait sur le fond aux engagements pris dans le cadre de l’accord de paix global (CPA). Il prétend que les députés ont été élus dans le Sud et que dans la perspective de la partition, leur présence au sein du Parlement national ne se justifie plus. Le parti au pouvoir à Khartoum (PCN) avait annoncé que tous les Sudistes devaient quitter le gouvernement central, les services publics et l’armée dès l’annonce officielle des résultats du référendum. Le MLPS conteste cette mesure arbitraire car elle viole le CPA qui stipule que le partage du pouvoir et des richesses doit se poursuivre jusqu’au 9 juillet. Cette décision ajoute aux diverses tensions qui couvent entre Nord et Sud. Cependant, Kiir reste Vice-président du Soudan jusqu’à la déclaration d’indépendance du Sud. Il souhaite une transition pacifique et avait rencontré al-Beshir pour envisager un avenir constructif entre les deux pays. Le MLPS souhaite retirer ses ministres du gouvernement central tout en maintenant les deux principaux chargés de la gestion du pétrole et des affaires humanitaires jusqu’au 9 juillet (ST, 6/4/11). En guise de provocation, Al-Béchir a approuvé la déclaration du président de l’Assemblée puisque le Sud a voté massivement pour la sécession mais il préférerait que les ministres sudistes se maintiennent au gouvernement. Le Nord et le Sud doivent participer à une rencontre à Washington le 15 avril avec le Fond monétaire international, la Banque mondiale et les créanciers du Soudan pour débattre du problème majeur de la dette extérieure ainsi que des futurs problèmes économiques entre les deux parties.

Tensions autour des Etats du Nil

Le Burundi vient de rejoindre le projet concernant le bassin du Nil pour le partage des eaux rejoignant ainsi les autres signataires : l’Éthiopie, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya. Il fallait au moins six pays riverains qui signent et ratifient cet accord pour le valider. Ce traité a été élaboré après 12 ans de négociations avec les pays riverains afin de revoir la politique de partage des eaux du Nil dont l’Égypte et le Soudan sont les plus gros bénéficiaires avec 86% alors que sept autres pays riverains contribuent pour 95% à alimenter les eaux du Nil sans une utilisation proportionnelle. L’Éthiopie contribue seule pour 85% des eaux du Nil alors qu’elle n’en utilise que 1% tandis que l’Égypte en utilise 75% et le Soudan 11%. Pour l’instant, l’Égypte et le Soudan n’ont toujours pas signé ce pacte. Le Sud a entériné la décision du Nord. Les deux (ou trois ?) plus gros bénéficiaires des eaux du Nil contestent la signature du Burundi qui permettrait de le mettre en application. Le système de partage est complexe en raison de la pauvreté des pays riverains, de la rareté de l’eau, des conflits récurrents pour l’accès à l’eau alors que la demande ne cesse de croître.
 


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Retour des déplacés

300.000 déplacés ont quitté le Nord depuis octobre 2010 et des milliers d’autres sont en route pour le Sud utilisant tous les moyens possibles, la route, le train ou le bateau... mais les infrastructures font défaut. La Commission du Sud Soudan pour l’assistance et la réhabilitation (SSRRC) a collaboré avec les NU et les ONG pour l’aide au retour. Elle a aidé 200.000 personnes à gagner le Sud entre octobre 2010 et janvier 2011 et dépensé 21,5 millions de US$ pour mener cette mission. Il ne reste plus d’argent pour aider les 120.000 déplacés souhaitant rentrer aujourd’hui dans le Sud. En réalité, il resterait entre 1,5 et 2 millions de Sudistes dans le Nord : certains n’ont plus de contact avec le Sud ou ont construit leur vie dans le Nord, d’autres craignent de trouver des conditions de vie plus difficiles encore. Les ONG estiment que 500.000 déplacés peuvent encore vouloir quitter le Nord. Selon le SSRRC, 21.000 personnes seraient prêtes à partir mais sont toujours bloquées à Khartoum. Elles avaient vendu tout ce qu’elles possédaient à l’annonce de l’aide au départ il y a deux ou trois mois et se retrouvent démunies de tout, vivant dans des abris de fortune sans aucune hygiène et luttant pour nourrir leurs familles nombreuses. Plus de 1000 personnes campent en ce moment sur un terrain vague, de la taille d’un terrain de football, dans le faubourg de Mandela à Khartoum. Il n’y ni école ni dispensaire ni eau potable et se nourrir est une épreuve quotidienne. Ceux-là veulent tous regagner Wau dans le Bahr al-Ghazal occidental. Ceux qui avaient assez d’argent sont partis à temps, les autres attendent leur tour en voyant fondre leurs maigres économies quand elles n’ont pas totalement disparu. Tous ne sont pas arrivés à destination, beaucoup par manque d’argent ou de moyens de transport ont dû s’arrêter à Kosti, à 350 km au sud de Khartoum, qui est un passage obligé pour 80% des personnes allant au Sud. Ils survivent dans des conditions épouvantables dans un centre d’accueil prévu pour 1000 personnes maximum, or il en arrive au moins 150 par jour. Ils sont aujourd’hui 6.000 entassées depuis 3 mois, ce qui entraîne de graves problèmes de surpopulation, la multiplication de maladies bénignes, le manque de médicaments et de nourriture malgré la présence d’ONG. Le SSRRC essaie de regrouper les personnes vers une destination commune (Malakal ou Juba) où elles sont acheminées par bateau. Globalement, tous ces déplacés se plaignent d’un manque total d’informations sur la possibilité de transfert, ils doivent s’en remettre aux rumeurs et se sentent abandonnés par le SSRRC qui ne communique pas mais les services des NU semblent à présent collaborer pour suivre ces déplacements. À l’arrivée, quand les déplacés arrivent à atteindre leurs villages, les services prévus pour leur accueil sont absents (écoles, dispensaires, eau potable). Certains ne retrouvent pas leurs terres occupées par d’autres. Les autorités sont dépassées à contenir ce flot massif de déplacés qui viennent accroître les difficultés endémiques : pauvreté, insécurité et pénuries à tous les niveaux (IRIN, 10/3/11).

Elias

Négociations pétrolières

European Coalition for oil in Sudan - ECOS

Les négociations entre le CN et le MLPS sur les arrangements d’après 2011 posent un nombre de problèmes majeurs :

• Le partage des revenus actuel vient à sa fin. Sans ses revenus pétroliers, le gouvernement du Nord Soudan (terme que nous utiliserons dans cette étude) , perdra près de 30% de son budget, disloquant sa capacité à maintenir son autorité politique et détruisant la principale force qui pousse à la croissance économique. Les 30% de revenus pétroliers sont la principale source de devises fortes. Toute réduction des revenus pétroliers fait prendre des risques sérieux à la capacité du gouvernement à payer ses dettes, le conduisant à ne pas le faire. Le résultat peut être un fiasco économique et même politique.

• Le gouvernement du Sud dépend encore plus des revenus pétroliers. Sans les oléoducs, les raffineries, les terminaux d’exportation, les sous-contractants, les ressources humaines et les bureaux du consortium au Nord, il n’y aura pas de revenus pétroliers du tout et le gouvernement du Sud peut s’effondrer.

• Les contrats pétroliers existants établissent des droits pour les sociétés pétrolières d’exploiter certaines aires de concessions et le droit du gouvernement de partager les profits sans investir lui-même. Le gouvernement du Sud pourra hériter des contrats, des droits et devoirs qu’il entraînent, sans avoir à sa disposition les ressources humaines, les institutions, l’expérience et la capacité légale à diriger les réserves pétrolières, surveiller les opérations, faire appliquer la loi et protéger ses propres droits et intérêts ainsi que ceux de la population.

• Le Soudan a quelque 36 milliards de dette extérieure. Nord et Sud doivent réconcilier des intérêts et points de vue différents et nombreux. Le MLPS dit qu’il n’a jamais bénéficié de ces prêts et manque de ressources pour les payer. Le CN dit qu’il ne peut payer la dette seul. Les deux positions sont légitimes et la réduction drastique de la dette est de toute première urgence pour le développement économique et la stabilité politique.

• Le gouvernement du Nord a pu faire ces emprunts dont la sûreté était assurée par la production pétrolière à venir. Mais il va la perdre. L’indépendance du Sud demandera que ces emprunts soient restructurés, ajoutant de l’angoisse au poids de la dette, déjà insoutenable. Les créditeurs internationaux s’opposent à ce que le gouvernement du Nord privilégie les créditeurs commerciaux, le laissant avec peu d’autres choix que d’accepter les conditions de ses créanciers ou de prendre des mesures d’austérité draconiennes.

• Les sociétés pétrolières ne trouvent pas de quantités viables commercialement de pétrole dans le Block 5B, au Nord de la rivière Sobat, ni dans la région éthiopienne de Gambella. Total a diminué son programme d’exploration et aucune autre grande société n’y est intéressée. Le GNOPC perd près d’un million de dollars par mois avec la corruption, le vol et le vandalisme. Tout cela diminue les attentes du Sud. Pour continuer, l’industrie devrait augmenter ses performances techniques, sociales et environnementales, ce qui impliquerait de nouveaux investissements significatifs, qui demandent à leur tour, des conditions commerciales attractives, la stabilité politique, une gouvernance compétente et la fin des sanctions américaines. Autrement le Sud risque de n’attirer que des sociétés marginales telles que Fenno Caledonian, Star Petroleum Jarch et White Nile qui n’ont aucune histoire prouvée de performance en affaires.

• L’industrie pétrolière manque d’un support social satisfaisant et souffre par conséquent de sabotages et d’arrêts qui ajoutent à son profil à haut risque et à ses investissements décourageants.

ECOS presse les parties de donner leur attention aux héritages difficiles de l’industrie pétrolière, le dommage aux communautés vivant dans les régions productrices et les dégradations de l’environnement. « Les droits de ces communautés doivent être sauvegardés. Leurs droits constitutionnels à une compensation doivent être remplis par une politique de réconciliation ». La chute de la production au Sud après 2013 et l’augmentation de la production au Nord mine beaucoup les négociations. Le niveau bas de confiance qui existe entre Nord et Sud déconseille de continuer des projets complexes tels que le partage des revenus selon le CPA (accord de paix de 2005). ECOS recommande que le Sud paie un prix réaliste , commercialement et politiquement.

Pendant des années, les standards d’opération bas et l’absence d’intérêt pour la population a causé de l’hostilité à l’égard des sociétés pétrolières. (Cela doit être résolu VS).

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